le petit projet graphique \ 2021-22

petit projet graphique 7
l’expressivité du rire

thème de travail initié par CharlotteD

L’expressivité du rire et sa forme graphique.

Questionnement :
Pour ce petit projet graphique, il s’agissait de mener une collecte graphique de signes de rire grâce à un public extérieur à l’école.
Dans un premier temps, les étudiants devaient chercher un procédé, une activité, un protocole, permettant de réunir ces signes.
Dans un second temps : le ou la réaliser.
Et pour finir, en faire la médiation.

L’ambition de ce travail ne réside pas dans sa forme graphique finale, mais dans son procédé. Est-il plaisant de travailler sur une thématique telle que le rire ? Quels accueils votre public a eu ? Si vous menez des activités, comment celles-ci se sont-elles déroulées ?

durée : 9h00 / dates : 28 janvier, 24 et 25 février 2022


Emma, Juliette & Pierre Louis

Problème
Retranscrire une collecte sous une forme matérielle.

Problématique
Comment rendre compte d’une collecte de données et la rendre traitable ?

Recherche
Nous avons tenté de récolter la cause du rire chez des individus pendant le visionnage de films qui, chez eux, sont associés au rire. Cependant, nous n’avons pas interrogé l’expressivité du rire, mais plutôt la cause du rire.

Tout d’abord, nous avons demandé à trois individus de notre entourage, le film qui a provoqué le plus de rires chez eux pour ensuite archiver ce qui a pu faire rire.
Pour cela, nous avons cherché un moyen efficace de captation des scènes que l’on pourrait qualifier de drôles en prenant des captures d’écran et notant leur timecodes.
Le film est ici prétexte à l’archivage puisqu’ici, c’est le point d’orgue de notre travail.

La mise en forme de nos recherches se présente sous forme d’un leporello comprenant les trois films étudiés et les captures, dans l’ordre. Nous avons pris soin de suivre une nomenclature précise, élément important lors de la restitution d’une collecte de données. Chaque capture est donc associée à son timecode, la date du film et son nom.

Le leporello permet donc de décortiquer le film par les scènes drôles uniquement et aussi de faciliter le traitement d’une collecte d’image en les mettant en valeur. L’avantage du leporello est de permettre à celui qui le manipule d’accéder à toutes les données de la collecte d’un coup en faisant défiler des frames des films à l’image d’un réel film ou de la bobine du film.

Le choix du noir et blanc se rapporte au souvenir, à l’archivage, chaque capture est un moment inscrit dans un instant T. C’est un moyen pour ceux qui ont déjà vu le film, de se remémorer les scènes qui ont pu les faire rire, il fait appel au souvenir du visionneur.


Andéol, Guillaume & CharlotteD

Problème
Le rire est souvent perçu dans le design graphique comme une de ses conséquences, mais qu'en serait-il s'il s'agissait d'un point de départ ?

Problématique
Comment partir du rire comme point de départ d'un projet ?

Recherche
Nous avons réalisé notre projet à partir d'un jeu sensé provoquer le rire afin de voir comment intégrer cette expérience sociale à un travail, et comment en réaliser une médiation graphique.
Le point de départ a été de recenser plusieurs expressions du rire de façon textuelle (de la manière la plus sobre possible afin de laisser une marge plus importante à l'interprétation qui suit) ; et de faire jouer ces rires par des personnes.
Nous avons ainsi obtenu toute une suite d'audios correspondants à ces expressions. Nous avons poursuivi l'idée du jeu en illustrant ces enregistrements audios sous forme de fréquence / graphiques visuels de manière à pouvoir visualiser les différentes intonations, sans pour autant savoir de quelle expression il s'agit.
Nous avons finalement mêlé les deux premières étapes afin de créer un jeu de cartes amusant : en piochant une carte de rire et une carte d'intonation, interpréter la première avec le ton suggérer par la seconde.



CharlotteB, Eli & Jeanne

Problème
Aujourd’hui, l’écriture numérique est majoritairement utilisée pour toutes nos conversations. Avant l’invention de l’ordinateur, l’écriture manuscrite permettait de décrire et marquer nos émotions à travers la sensibilité d’un geste. Pour palier à ce manque, les utilisateurs se sont mis à utiliser des signes de ponctuations pour créer des « smileys », donnant ainsi de l’expression du rire et un visage à leurs émotions. Depuis, les technologies se sont développées et les petites ponctuations sont remplacées par des « emojis », devenues, ensuite, une institution en soi. Malgré tout, certains résistent encore et toujours à l’envahisseur emoji et persistent à utiliser ces petites ponctuations. Nous allons étudier pourquoi et comment.

Problématiques
Pourquoi la ponctuation est toujours utilisée aujourd’hui comme signe d’expression ? Pourquoi les smileys d’antan persistent encore dans nos messages ?

Recherche
Notre protocole consiste en une récolte de données auprès de nombreux internautes, donnant naissance à une micro-édition. Cette micro-édition regroupe des témoignages recueillis au sujet de l’utilisation des smileys qui se sont vus être peu à peu remplacés par une nouvelle vague d’émojis qui semblent en apparence beaucoup plus efficace. La suprématie des émojis est incontestable dans notre paysage numérique actuel. Nous ne pouvons nier le bénéfice de ces petites icônes qui nous aident à préciser le ton de nos écrits à distance. Grâce à ces émoticônes, nous pouvons désormais convoquer un panel d'émotion conséquent au travers de ces messages écrits. Mais avant cela, les caractères de ponctuations ont été un outil crucial pour développer le langage texto. Pour cette raison, aujourd’hui encore, certains utilisent les ponctuations de leur clavier pour exprimer leurs émotions mais aussi d’éviter de casser le « gris moyen » du texte. D’autres ont la volonté de créer leurs propres smileys et de ne pas dépendre d’un système d’emoji créer pour eux. Au final, ces petites ponctuations permettent d’exprimer à chacun ses émotions, à sa façon. Chacun a sa façon de le créer, d’interpréter l’humour, le rire, et l’on peu reconnaître quelqu’un à sa façon de « signer » ses messages. L’émoji, quant à lui, peut paraître superficiel voire puéril pour certains, la ponctuation restant alors un bon intermédiaire pour paraître « cool » tout en restant adulte. C’est aussi un jeu de voir comment chacun parvient à exprimer ces émotions avec de simples parenthèses ou une astérisque basique. La ponctuation garde sa place, unique, et l’emoji bien que beaucoup utilisé ne la remplacera pas. ;-)



Questions retenues par CharlotteD

- Comment faire rire par le souvenir, avec quel médium ?
- Que nous évoquent les émoticônes ?
- Comment faire la médiation de choses que nous n’avons pas produit nous-mêmes ?
- Qu’est-ce qu’une personne peut ressentir en manipulant un objet graphique retranscrivant différentes expressivités du rire ?