petit projet graphique 3
restitution d’un événement par l’objet graphique
thème de travail initié par Romane
Questionnement :
- Quelles informations collecter et comment les faire figurer ?
- Comment augmenter les objets graphiques qui gardent traces d’un événement ?
- Comment prolonger l’expérience de visite par l’objet graphique qui nous accompagne ?
durée : 9h00 / 4 et 5 octobre 2022
Adèle & LouiseI
Problème
Les objets graphiques restituant une exposition sont très souvent formels et très impersonnels. Ils sont conçus en amont de l'événement, sans prendre en compte la relation à l’espace et aux œuvres des visiteurs.
Problématique
De quelles manières repenser le support graphique qui témoigne d’une exposition en offrant au spectateur la possibilité de retranscrire son expérience personnelle ?
Recherche
En nous appuyant sur l’exposition Williams Morris ayant lieu au musée de la Piscine de Roubaix, nous avons voulu donner la main au spectateur et lui permettre de créer son objet graphique, qui témoignerait de sa visite et de son ressenti personnel.
En nous ancrant dans un contexte fictif, nous avons imaginé un atelier qui se déroulerait in-situ. Tout au long de la déambulation de l’exposition, les visiteurs seraient amenés (s’ils le veulent) à choisir parmi une base d’éléments de la couleur de la salle dans laquelle ils se trouvent. L'exposition étant immersive non seulement par les œuvres exposées mais aussi par la scénographie reprenant les codes de l'univers de William Morris, la base serait alors composée d'œuvres, d'éléments de la scénographie, autres éléments typographiques. À la fin de la visite, les visiteurs pourraient venir composer à leur guise leur objet graphique à partir des éléments glanés dans chaque salle. Chacun serait libre alors de recréer, par exemple, la scénographie de l’exposition en plaçant les œuvres en respectant leur situation scénographique (géographique), ou bien en les répartissant totalement aléatoirement ou encore d’écrire les sentiments qu’ils ont ressenti.
L'objet ainsi créé serait alors libre d'interprétation, personnel à chacun, et ne serait jamais le même.
Hugo & LouiseB
Problème
Comment un objet graphique peut-il aider à garder trace d’un événement ? Là où les supports qui nous accompagnent lors de ces moments sont souvent génériques et assez peu marquants.
Problématique
Comment prolonger l’expérience de visite via l’objet graphique qui nous accompagne ?
Recherche
Dans notre proposition de recherche, nous avons proposé la mise en place d’un système de cartons perforés. Le visiteur / spectateur viendrait les récolter, à sa convenance, devant chaque œuvre d’une exposition. Il pourrait alors annoter les cartons perforés des différentes réactions ou émotions que l'œuvre provoquerait chez lui, et les conserver. Cet usage pourrait être ponctuel ou systématique, on imagine un petit classeur vendu sur le lieu d’exposition ou le musée, où chacun pourrait ranger ses différentes fiches, et conserver son classeur à travers plusieurs expositions. Ce classeur devient alors un objet sensible car annoté par le ressenti du visiteur et crée un objet personnalisé, durable dans le temps.
Jehanne & Marilou
Problème
Lors d’un événement éphémère (exposition, festival, installation, conférence, atelier…) le visiteur ne se souvient pas forcément de son expérience, si ce n’est de quelques faits qui s’y sont déroulés. Actuellement, ces quelques faits sont généralement retranscrits au visiteur sous forme de dépliant. Toutefois, étant purement factuel et impersonnel, ce dernier ne les conserve pas.
Problématique
Après un événement éphémère, comment un support graphique peut-il aider le visiteur à se souvenir de son expérience, sans se baser sur une liste de faits, mais plutôt sur ses ressentis ?
Recherche
Nous avons cherché à créer une sorte de compte rendu sous forme de dépliant qui permettrait au visiteur de garder une trace de son expérience.
Ce support aurait pour vocation d’être complété après l’événement. Huit modules sont à remplir et guident le visiteur dans son souvenir : de quelle texture se souvient-il ? Y a-t-il une œuvre qui l’a particulièrement touchée ? Quelle odeur lui est venue ? En somme, comment a-t-il perçu la visite ? En devenant attentif à ses sens, le visiteur s’approprie l’exposition et est invité à revivre l’expérience à l’avenir. Il a désormais inscrit une part de lui-même sur le dépliant, ce qui favorise sa conservation.
La ligne graphique serait adaptée à chaque exposition. Par exemple, ici, le dépliant exploite la forme du cercle alors très présente lors de l’exposition éphémère Le lac aux îles enchantées de Hugo Laruelle.
Alors que le recto favoriserait une approche subjective, le visuel d'une œuvre choisie de l'exposition occuperait le verso. Le visiteur pourrait alors avoir un souvenir plus objectif et explicite de la visite. Cela dit, nous pourrions imaginer une déclinaison de différents posters lui permettant d’être, une nouvelle fois, acteur par la personnalisation : quel visuel préfère-t-il garder en souvenir ?
Camille, Canelle & Rémi
Problème
Nous nous sommes interrogés sur le fait que les objets imprimés disponibles dans les expositions et autres événements ne quittaient que rarement les formats usuels et ne rendaient pas compte de la réalité spatiale des lieux.
Problématique
Comment témoigner de la réalité spatiale d’un événement à travers le support plan imprimé ?
Recherche
Nous avons décidé d’opérer sur la forme du papier en lui donner littéralement la forme des espaces traversés par le visiteur. En lui donnant les moyens de collecter et d’organiser ces différents supports imprimés au fur et à mesure de sa déambulation, nous avons imaginé que le visiteur pourrait à terme se constituer un objet qui témoignerait d’une expérience personnelle faite de préférences et de choix. À cet objet nous avons pensé à l’addition de stickers qui représenteraient quelques détails des œuvres exposées ou des objets présents dans les lieux, de telle sorte que chaque individu puisse se figurer des souvenirs lacunaires, propres au point de vue de chacun.
En proposant un principe de reliure simple par perforation et en imaginant que le concept ferait l’objet d’une médiation, nous avons tenté de projeter une expérience supplémentaire qui permettrait de se souvenir autrement des lieux arpentés par le spectateur. Un souvenir modelé et agencé par ce dernier.
Romane & Jeanne
Problème
Les livrets de visite d’une exposition ne sont composés que de contenus factuels sur le thème de celle-ci, ils sont souvent froids, impersonnels, avec très peu de lien avec l’expérience de visite et l’utilisateur.
Problématique
Comment retrouver dans un livret de visite son ressenti personnel et son point de vue sur le contenu ? Comment enrichir ce livret par son expérience de visite et ainsi le transformer d’objet de guidage à objet intime de mémoire ?
Recherche
Nous nous sommes basés sur le principe des livrets jeune public où l’utilisateur est acteur de son support de guidage / restitution.
Avec un kit de visite - composé de crayons, d’une loupe, d’une mini imprimante portative et de stickers - le visiteur peut compléter les informations factuelles par son propre regard. On l’invite à travers des indications à regarder l’exposition d’un autre œil, à noter ses ressentis, à collecter les informations qu’il veut et à sa manière. Ainsi, chaque livret de visite est unique car il est augmenté par son point de vue. Mais lorsqu'il est vierge on retrouve le contenu habituel (nom, visuels des œuvres, titres, résumé).
Cette nouvelle forme permettrait de « mieux » se souvenir, post-exposition, de l’expérience globale de visite, de l’atmosphère, de ses impressions, de la scénographie, etc.
Questions retenues par Romane
- En quoi le principe d'actualisation permet-il de rendre la lecture plus ludique ?
- Comment le principe d'actualisation permet-il d'ajouter une notion de rythme au contenu ?
- Comment la création d'un ouvrage dont la forme permet une navigation plus rapide, peut-il questionner la place du sommaire dans notre utilisation contemporaine ?
- Comment le pop-up Web peut-il être utilisé comme façon de dynamiser la lecture ?
- L'hypertexte est-il réellement une finalité dans la construction d'une nouvelle forme de contenu ?