petit projet graphique 2
l'influence du Web sur le Print
thème de travail initié par Hugo
Questionnement :
- Le transfert des comportements Web vers le print
- Comment le numérique peut-il servir le monde de l'édition ?
- Le transfert d'éléments graphiques propres au Web vers l'édition ?
durée : 9h00 / 20 et 27 septembre 2022
LouiseB & Jehanne
Problème
Contrairement à une interface, le livre nécessite un seul geste répétitif lors de son utilisation : tourner les pages de la droite vers la gauche. Ce principe existe déjà via le système de fléchage sur les interfaces numériques. Ce système propose un troisième mouvement qui est l’actualisation de la page, dans le cas où l’ensemble du contenu n’est pas visible complètement (les éléments plus légers apparaissent en premier, les plus lourds en dernier). Cette fonctionnalité est intéressante car elle maintient l’utilisateur en attente.
Problématique
Comment le système d’actualisation transféré au print est susceptible de maintenir la curiosité du lecteur ? En quoi choisir de faire apparaître les éléments d’un ouvrage papier au fur et à mesure permet de maintenir le lecteur en éveil ?
Recherche
Pour transférer la notion d’actualisation sur print, nous avons choisi notamment le principe de la superposition via différentes manipulations. Au fur et à mesure de l’évolution dans le livre de plus en plus d’éléments sont dévoilés par des systèmes de caches, de transparences, de pliages.
Lorsqu’une page se charge, l’utilisateur est maintenu dans une position d’attente et ne sait pas quand les éléments vont apparaître à l’écran. De la même manière, nous avons tenté de reproduire ce comportement en dissimulant le temps de lecture.
Marilou & Rémi
Problème
Hugo s’est posé la question de la porosité entre la sphère numérique et celle de l’imprimé, et notamment de l’influence des usages du numérique sur les manières d’approcher la conception imprimée. De notre côté, nous avons donc identifié la question des liens hypertextes et de leur transposabilité sur le papier, car nous avons trouvé que les notes de bas de page ne jouissaient pas de la même instantanéité que sur le web.
Problématique
Comment retranscrire l’utilisation de l’hypertexte sur papier (et si cette retranscription lui est bénéfique) ?
Recherche
Nous avons décidé de traiter par l’absurde le comportement d’un utilisateur compulsif de liens hypertexte. En coupant des articles encyclopédiques et en enchaînant sur la définition du dernier mot inscrit, nous avons essayé de retranscrire le cheminement d’une recherche interrompue par les sollicitations des liens. Nous avons également questionné le rôle de la reliure dans la réalisation d’un ouvrage cohérent ainsi que le format du livre, qui ici se déploie de manière étalée. En jouant sur la place du vide et des blancs tournants, nous avons tenté de matérialiser une expérience que nous jugions absurde tant elle met de côté la lecture cohérente d’une information. Il a été question de réfléchir sur le fait que l’imprimé n’offre qu’une somme limitée d’information par rapport au web, qui lui semble infini, et que donc, cette information ne pouvait être traitée de la même manière.
Un support qui se met constamment à jour ne peut délivrer l’information d’une façon semblable à une édition.
Adèle & Hugo
Problème
Le Web a développé ses propres codes de communication pour pallier au manque d'attention des lecteurs, en partie créé par la sur-production de contenu.
Problématique
Comment pouvons-nous repenser notre rapport aux médias et à leur place dans notre quotidien ?
Recherche
Nous avons voulu jouer sur les rapports de support entre le Web et l'imprimé. En extrayant un article de presse Web « people » ou d'une qualité « relative » et en le replaçant dans un contexte imprimé, nous le privons de son écosystème habituel. Sur papier, la matérialité de l'objet et son format force le spectateur à créer un moment de « pause » pour s'inscrire dans la lecture, alors que sur un smartphone par exemple, le rapport entre le lecteur et le support reste le même peu importe le contenu qu'il consomme.
Représenter ces articles sous formes de textes insérés dans de petites enveloppes permet également de matérialiser la notification, qui vient souvent de pair avec l'article. De ce fait, il est possible de quantifier le contenu que l'on consomme presque inconsciemment sur une période donnée et rendre compte plus facilement du surplus de contenu qu'il subsiste sur le Web.
LouiseI & Romane
Problème
…
Problématique
Comment retranscrire l’idée de pop-up dans une édition imprimée ?
Recherche
Les pop-up sont ces petites fenêtres perturbatrices et inattendues qui surgissent sur nos écrans sans notre accord. Ces images / informations nous interrompent dans notre navigation.
Avec l’encre thermochrome en sérigraphie, nous avons décliné ce principe pour que des images involontaires se glissent dans notre contenu papier. Dissimulées dans le Tractatus Logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein, des images de pop culture se dévoilent par l’action du touché et créent un contraste entre le contenu et l’iconographie. À la manière dont nous utilisons nos écrans, c’est la tactilité qui engendre cet effet de surprise.
Une seconde édition reprend le principe utilisateur de devoir fermer la fenêtre pop-up indésirable pour retourner au contenu initial. En tournant la page pour poursuivre la lecture, on retombe sur le même contenu avec une image po-up. L’utilisateur doit encore une fois tourner la page pour faire disparaître cette image et reprendre le cours de sa lecture.
Camille & Jeanne
Problème
Le numérique peut-il avoir un impact sur le print ?
Problématique
Comment le graphiste fait état des comportements utilisateurs ?
Recherche
Pour commencer nos recherches, nous avons chacune observer l’autre et son comportement avec
le numérique. Nous nous sommes dirigées sur l’analyse des comportements usagers envers nos écrans et notamment nos téléphones portables. C’est pour quoi, par le biais d’un comportement d’observation miroir et de mimétisme nous avons rendu visible la trace de nos gestes du quotidien. Par ces gestes, nous pouvons observer une altération de l’image. Par un travail de rendre visible l’impact de nos gestes sur une imagerie. Laisser trace de nos comportements permets également de mettre en vision ce que nous ne voyons jamais, des gestes habituels, qui pourtant, sont réalisés sans même que nous puissions nous en rendre compte.
Canelle & Léa
Problème
Nous sommes parties du constat que le web est un environnement interactif, où l’utilisateur est acteur de sa lecture : il fait ses propres choix. Le web n’induit pas forcément un sens de lecture, contrairement aux supports imprimés. Avec les supports imprimés, le lecteur « subit » davantage un format et un sens de lecture imposé.
Problématique
Comment rendre l’usager acteur de sa lecture sur un support imprimé, comme dans notre utilisation du web ?
Recherche
Notre travail a débuté par la recherche d’un contenu textuel et iconographique. Nous avons alors choisi d’utiliser le contenu de la revue Profane car sa lecture est scindée en articles.
La suite de notre travail s’est concentrée sur la création d’un prototype de revue. Nous avons décidé de travailler avec des modules différents pour chaque article. La couverture permet de rendre visible chaque module lorsque la revue est fermée.
On retrouve un jeu de formats variés, des systèmes d’ouvertures et de pliages différents. C’est un objet qui est fait pour être manipulé et parcouru.
Tous ces systèmes réunis rendent l’usager plus acteur de sa lecture, comme sur un site internet : il peut manipuler l’objet, choisir ce qu’il va lire en premier et dans quel ordre. Il peut faire ses propres choix.
Questions retenues par Hugo
- En quoi le principe d'actualisation permet-il de rendre la lecture plus ludique ?
- Comment le principe d'actualisation permet-il d'ajouter une notion de rythme au contenu ?
- Comment la création d'un ouvrage dont la forme permet une navigation plus rapide, peut-il questionner la place du sommaire dans notre utilisation contemporaine ?
- Comment le pop-up Web peut-il être utilisé comme façon de dynamiser la lecture ?
- L'hypertexte est-il réellement une finalité dans la construction d'une nouvelle forme de contenu ?