petit projet graphique 8
les non-scientifiques, acteur·ice·s de leur accès à la connaissance
thème de travail initié par Romy
Questionnement :
Comment faire participer davantage les non-initié·e·s dans leur quête d’acquisition de connaissances scientifiques ?
Comment les rendre actifs et actives, quand d’ordinaire iels ne sont que de simples spectateur·ice·s/lecteur·ice·s ?
Si besoin de contenu :
CNRS, Le Journal : Les neurosciences
CNRS, Le Journal : Aux frontières du cerveau
durée : 9h00 / dates : 15 et 22 décembre 2023
Emma-Jade, Inès & Romy
Problème
Devant les médias ayant pour but la transmission de connaissances, les non-scientifiques, par leur passivité, n’absorbent peut-être pas assez les informations pour les retenir sur le long terme.
Problématique
Comment impliquer le ou la profane dans la construction d’un support pédagogique ?
Recherche
Nous avons pensé un système permettant aux visiteur·euses d’une exposition fictive, appelée Émotions, dans les méandres du cerveau, de confectionner leur propre édition récapitulative de l’événement. Pour cela, chaque individu pourra, au travers de dispositifs placés tout au long du parcours d’exposition, entrer certaines informations (humeur du jour, nom, prénom…) et sélectionner les images qui lui semblent les plus adaptées en fonction des émotions présentées : l’ensemble des choix effectués sont injectés progressivement dans une édition récapitulative du parcours de chaque utilisateur·ice. Ces choix déterminent non seulement l’iconographie complète de l’objet, mais aussi sa couverture et sa couleur. Il sera disponible à la fin du parcours d’exposition, et ne nécessitera pas un façonnage et une impression complexes puisqu’il s’agit simplement d’un format A3 plié en quatre. Ainsi, la ou le visiteur·euse repartira avec un support singulier, retraçant son propre parcours et ses propres ressentis, accompagné des informations à retenir sur les cinq émotions présentées par l’exposition (joie, tristesse, colère, peur et dégoût).
Axelle, Sarah & Samuel
Problème
La compréhension d’un processus scientifique est complexe et il n’engage pas forcément l’usager dans son apprentissage.
Problématique
Comment rendre compte d’un processus scientifique tout en garantissant l’interaction avec le public ?
Recherche
Nous avons imaginé une scénographie qui présente l’activité cérébrale en période de stress. À l’aide de feuilles transparentes suspendues sur un même axe et reprenant un schéma du cerveau légendé, chaque calque illustre chronologiquement une zone du cerveau activée par l’action du stress. Le spectateur doit se placer face à la première feuille pour que les images du cerveau s’alignent et concordent grâce à la perspective. Ainsi, il peut avoir une vue d’ensemble de toutes les zones cérébrales en lien avec le stress ou bien explorer l’installation sur le côté et observer une feuille à la fois.
Une projection faisant défiler un article sur le processus vient compléter l’installation. Elle permet à des personnes plus curieuses et plus initiées d’avoir davantage de connaissances scientifiques. La combinaison de la projection et des calques créent aussi des reflets ondulant relaxant dans la pièce grâce à la lumière du projecteur qui se reflète dans les feuilles transparentes.
Corentin, Jeanne & Jean Baptiste
Problème
Les illustrations didactiques permettent de comprendre plus aisément des phénomènes scientifiques abscons pour le grand public.
Problématique
Comment expliquer un phénomène scientifique complexe à des enfants par l'usage de l’illustration ?
Recherche
Nous avons choisi de parler du cerveau et de la peur car c’est un phénomène qui touche tout le monde mais dont les mécanismes ne sont pas visibles et donc plus difficilement compréhensibles, surtout pour des enfants. Pour rendre les explications plus captivantes pour les enfants, nous avons choisi d’illustrer les mécanismes de la peur au travers d’une figure monstrueuse connue de tous : Frankenstein.
Il y a un parallèle qui est fait entre la peur et le monstre lui-même : tous deux sont incompris. Dans le dépliant, la peur comme le monstre y sont décortiqués grâce à plusieurs illustrations montrant le chemin de la peur dans le cerveau et la réaction du corps en conséquence.
Questions retenues par Romy
- Quelles sont les possibles actions engagées par la manipulation d’un objet éditorial ?
- À quel degré le ou la profane devient-iel acteur·ice ?
- Dans quel espace le ou la non-scientifique devient-iel acteur·ice ?
- Quelle est l’importance de l’action convoquée dans la transmission de connaissances ?