petit projet graphique 1
pourquoi la 3D
thème de travail initié par Paul
Questionnement
Un démon est entré en contact avec vous et vous a jeté un sort : Vous devez impérativement utiliser la 3D dans votre prochain projet de design graphique ou c'est la mort qui vous attend.
Bonne nouvelle, votre prochain projet de graphisme est un projet de communication visuelle libre. Vous pouvez choisir l'élément sur lequel vous voulez communiquer : film, festival, exposition, produit.
Le support de communication est lui aussi libre : affiche, affiche animée, flyer, support numérique ou autre forme de support en lien avec votre communication.
La seule difficulté que vous rencontrerez sera de justifier l'usage de la 3D dans votre production. Dans quelle mesure l'usage de la 3D sert-il le propos de votre communication ? En quoi le recours à cette technique fait-il sens dans votre affiche ou dans votre animation ? Qu'est-ce que la 3D vous permet de faire ou dire que vous n'auriez pu faire ou dire sans cette technique ?
Quelques alternatives pour faire de la 3D de manière plus accessible :
- Photoscan 3D / photogrammétrie, applications sur téléphone : Reality scan ou Kiri Engine,
- Adobe Illustrator 3D (possible d'importer dans blender),
- Banque de modèles 3D en ligne : Sketchfab (possibilité de télécharger un modèle 3D ou de faire une capture d'écran depuis le site internet),
- Alternative simplifiée à Blender : Womp 3D
durée : 10h00 / dates : 6 et 13 septembre 2023
Alice B & Paul
Problème
La 3D dans la communication visuelle est souvent utilisée de manière superficielle.
Problématique
Dans quelle mesure la déconstruction permise par la 3D permet-elle à la fois de communiquer sur les spécificités d’un produit tout en éduquant sur le processus technique de la 3D ?
Recherche
Afin de donner un sens à l'utilisation de la 3D, notre première réflexion s’est portée sur l’éducation des regards à l’imagerie 3D. La comprendre pourrait permettre de saisir la volonté du designer derrière l’utilisation de cette technique ainsi que le message de la campagne de communication. Pour cela, nous avons décidé de décomposer le processus de création de la 3D en dissociant les différentes couches d’un objet ce qui permet de mieux comprendre son fonctionnement global.
Nous avons choisi de travailler sur une publicité de communication pour la marque New Balance. La chaussure est ici scindée en six parties occupées par six rendus différents. Chacun d’entre eux apporte une information essentielle sur les performances de la chaussure. Ainsi, l’utilisation de la 3D se justifie par un double enjeu : l’éducation sur le processus 3D ainsi que sur les spécificités techniques de la chaussure.
l'affiche animée
Alice C & Camille
Problème
Les avantages de la 3D : son réalisme à la fois dans la forme, les angles et les textures.
Problématiques
en quoi ce « réalisme » dans un projet de communication visuelle est-il utile ? Pourquoi l’utiliser à l’instar de photographies ou de vidéos ?
Recherche
Tel une évidence, nous avons donc travaillé sur la représentation médicale. La 3D est un moyen de mettre une image concrète sur ces choses que l’on ne voit pas, mais aussi un moyen « d’adoucir » une réalité, d’avoir un recul, parce que ces représentations, mêmes justes, ne sont que des représentations.
Nous avons choisi d'œuvrer avec ce recul, afin de parler d’une image médicale grave sans pour autant choquer.
D’où notre problématique : En quoi l'utilisation de la 3D permet-elle une prise de conscience de certaines maladies plutôt que d’autres techniques plastiques ?
Nous avons choisi de traiter la leucémie pédiatrique avec un registre poétique :
l’enfant est illustré par ce téléphone de la marque Fisher Price, icône de l’enfance mais aussi humanisé par un visage. Ce dernier est infesté par des arborescences qui rappellent les vaisseaux sanguins.
Cette affiche a été faite avec les moyens du bord et nos compétences. Nous avons décidé de mettre en mouvement l’objet par une sorte de carrousel. Celui-ci tourne et, au fil du temps, s'épuise à cause de la leucémie qui s’empare de son corps.
l'affiche projetée
Anaëlle & Solenne
Problème
Qu’est ce que la technique 3D possède de plus que les autres techniques créatives ?
Problématique
En quoi un objet 3D mis en mouvement (animé ou manipulable) véhicule plus de sens qu’une 3D statique ?
Recherche
La 3D donne la possibilité d’observer un objet sous toutes ses coutures en autorisant l’accès à une perspective infinie. Elle augmente la quantité de détails auquel on a accès et surtout, elle rend tout élément modélisé manipulable.
En partant de ce postulat, dans le cadre d’une campagne promotionnelle pour l’Apple Watch Nike, nous avons imaginé concevoir deux supports complémentaires; une affiche, présentant un visuel 3D de la montre, qui redirige vers une plateforme interactive grâce à un QRCode. La plateforme permet à l’utilisateur de manipuler l’objet à sa guise. Au fil des zooms et cadrages, les informations du produit apparaissent, pour communiquer sur ses capacités techniques.
En somme, la 3D intervient dans notre projet pour transmettre davantage de données, mais aussi impliquer l’utilisateur, qui s’assurera par lui-même des caractéristiques de l’appareil vendu. En étant pragmatique, la 3D permet de réduire aussi les coûts financiers potentiels de la campagne. En effet, en se jouant des lois de la physique, un logiciel 3D permet de faire tournoyer aisément un objet dans un espace vide. Ce qui est difficilement réalisable avec des caméras dans un studio.
Affiche animée
Perrine & Eloïne
Problème
La publicité 3D envahissante sur les réseaux.
Problématique
Comment distinguer la frontière entre simulation 3D et la réalité ?
Recherche
Il y a récemment eu débat à propos d’une œuvre en forme d’arc-en-ciel enlacée sur l’Arc de Triomphe. Cette œuvre n’existait pas en réalité et était totalement simulée par l’artiste 3D Ian Padgham. La simulation 3D semble envahir de plus en plus nos espaces de communication. Parfois il devient même complexe de distinguer la 3D de la réalité. Ainsi avec cette observation nous avons cherché à questionner le problème suivant : la frontière entre réalité et simulation 3D. Notre idée a alors été de proposer une sorte d’atelier modeste pour sensibiliser de manière progressive à cette question de frontière, nous positionnant de ce fait dans un enjeu pédagogique. Pour ce faire, nous avons pris en photographie divers lieux et cherché à intégrer des éléments 3D de manière plus ou moins visible. Ainsi, cela crée des situations ludiques où la personne est invitée à être active face aux images qu’elle voit en ligne.
Emma & Constance
Problème
Trouver un sens dans l’utilisation de la technique de la 3D.
Problématique
Comment l'utilisation de la 3D dans la communication visuelle permet-elle d’offrir des alternatives moins conventionnelles, capables de transmettre des sensations ?
Recherche
Après plusieurs hypothèses quant à l’utilisation de la 3D comme outil pédagogique ou comme moyen de représentation d’éléments disparus ou inexistants. Nous avons abordé la 3D comme un outil de communication singulier, moins conventionnel permettant une certaine liberté et flexibilité. Elle permet ici de moduler un élément difficile à maîtriser tel que l’eau et de retranscrire un produit autrement que par son visuel. Par exemple dans cette affiche pour Perrier représentant le côté rafraîchissant et pétillant à travers des bulles.
De plus, il est intéressant d’envisager la 3D pour une communication animée voir interactive.
Solène & Clara
Problème
Projet autour de la question de la justification de la 3D comme un outils de production graphique.
Problématique
… ?
Recherche
À travers ces recherches, l’objectif était de questionner les limites de la matière « réelle » et les limites de notre pratique de designer graphique, pratique souvent associée à la 2D.
Cette recherche nous a permis de questionner l’utilité de la 3D dans notre production comme une manière d’apporter une plus-value à une production : la matière.
Questionnements soulevés :
— De quelle manière l’usage de la 3D peut-il participer à dissocier le fictif du réel ?
— Comment la trois dimension participe t’elle à falsifier la réalité ?
— Comment la pratique de la 3D peut-elle inciter à conscientiser des dangers du digital ?
— Pourquoi l’utilisation de la 3D vise t’elle a accentuer l’hyperréalisme des productions ?
— Quel intérêt à vouloir générer l’image de quelque chose qui existe déjà ? (Mimétisme, mimer la réalité ? Ou ce qui n’existe pas ?)
— Créer de l’artificiel à partir du réel ou invention d’un nouveau type d’artifice ?
— De quelle manière la 3D peut-elle compléter / être au service du papier ?
Le pop-up comme vecteur d'un imaginaire ? Peut-on parler de création sur-mesure ?
— Quelles sont les limites des volumes papier ?
Peut-être creuser du côté de la matière ?
Ramener la 3D comme une nouvelle manière d’envisager la matière ? > Contrainte de matériaux, techniques, explorer les limites de la matérialité et des capacités humaines et de la réalité.
Questions retenues par Paul
- L'intérêt économique est-il la seule raison pour laquelle on utilise la 3D à des fins de représentations photoréalistes ?
- Un modèle 3D d'un objet est-il plus écarté du réel qu'une photographie ?
- La modification d'un modèle permise par la 3D peut-elle trouver un intérêt pour une représentation non animée ?
- Dans quelle mesure la difficulté à apprendre la 3D influence l'usage de cette technique ?
- Quelles sont les différences entre l'effet 3D, la capacité à produire une image qui semble avoir été faite en 3D, et l'usage de la 3D, passer par un logiciel 3D ?